Le réseau de protection du vau marin
L'eau, goutte à goutte, creuse le roc .
Actualités
Vign_image_defaut_ori
Les activités ayant des conséquences sur les zones Natura 2000 mieux encadrées.
Un décret publié 18 août 2011 au Journal officiel, organise le régime d'autorisation administrative propre à Natura 2000.
Les sites classés Natura 2000 sont protégés comme c'est le cas de la Romme et d'une partie du vau marin. En conséquence, les projets et programmes pouvant les affecter, qu’ils soient encadrés administrativement ou non, doivent faire l’objet d’une évaluation bien spécifique. Ce principe a été rappelé par la loi «Grenelle II» du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement.
Le décret qui vient d’être publié «fixe le contenu de la liste nationale de référence permettant au préfet de constituer des listes locales d'activités soumises à évaluation, et organise la procédure applicable aux activités ne figurant sur aucune liste mais néanmoins susceptibles de porter atteinte aux objectifs de conservation des sites Natura 2000». Doit donc être attentive à ce texte toute personne qui souhaite réaliser un projet, organiser une manifestation ou procéder à une intervention dans le milieu naturel, qui ne relève pas d'un régime administratif d'autorisation, de déclaration ou d'approbation.
Il s’agit par exemple de certaines activités de prélèvement d’eau ou de rejet (arrosage, stations d’épuration, épandage) ou de remblaiements.
Pour toutes ces activités, que le texte regroupe en tableaux, il faudra demander une autorisation au préfet et lui remettre un dossier de demande. Celui-ci comprend l'évaluation des incidences Natura 2000.
Pour France Nature Environnement (FNE), les sites Natura 2000 français se dégradent de plus en plus, notamment sous la pression des aménagements. Selon la fédération d’associations, les services instructeurs de l'Etat devraient réellement instruire et analyser les dossiers et «faire preuve de la plus grande vigilance concernant les éventuels effets cumulés des différents projets autorisés sur, ou à proximité, de sites Natura 2000» (voir le JDLE).
Actualités
Vign_ok1
Les zones humides au secours des éleveurs par Célia Fontaine journaliste.
" En cette période de sécheresse, les Conservatoires d’espaces naturels (CEN) expliquent, dans un communiqué du 10 juin, les mesures concrètes prises pour soutenir les éleveurs sur les sites qu’ils ont en gestion. Pour mémoire, le réseau des CEN intervient dans la gestion de 121.267 hectares répartis sur plus de 2.196 sites en métropole et sur l'île de la Réunion. Ces associations à but non lucratif œuvrent, pour les plus anciennes, depuis 30 ans pour la préservation du patrimoine naturel et paysager. Les sites[1] gérés présentent «une large diversité de milieux, dont une grande proportion de zones humides (40% des sites d’intervention) et de milieux ouverts tels que les pelouses sèches (23% des sites), les prairies (12% des sites), les landes et les fruticées», détaille le communiqué.
En mettant à disposition des éleveurs des ressources fourragères provenant des zones humides qu’ils gèrent, les CEN rappellent leur solidarité et par la même occasion l’importance des zones humides et prairiales pour conserver un patrimoine naturel et agricole de qualité.D’autres partenariats ont été mis en place entre CEN et agriculteurs.Par exemple, dans le département de l'Ain, le Conservatoire Rhône-Alpes propose aux éleveurs une «convention Sécheresse» qui leur permet d'utiliser les sites gérés pour la fauche ou le pâturage.
En Poitou-Charentes, le Conservatoire assouplit les conditions des baux environnementaux sur ses terrains pour permettre aux éleveurs de récolter du foin de qualité. Il est également possible d’ajuster les dates de fauche (en les anticipant) ou de pâturage sur certains sites animés par les CEN, comme l’a fait le Conservatoire d'Auvergne ou celui de la Sarthe.
[1] Les CEN sont le principal acteur privé de la mise en œuvre de Natura 2000 en France et ils ont développé des partenariats privilégiés avec les principaux autres gestionnaires de milieux naturels ". Plus d'info
Actualités
Vign_vmc

120 personnes lors des « rencontres paysages » dans le site fragilisé du Vau Marin les 28 et 29 mai dernier
C'est une initiative de la mission Pays de Loire et patrimoine international de l’Unesco et de l'association de la protection du Vau Marin qui ont proposé au public une animation ludique mais instructive autour des paysages de la zone humide du bassin de la Romme. Scientifiques et géographes sont venus expliquer, in situ, à plus de cent vingt personnes, l’histoire puis les intérêts majeurs de la zone humide du Vau Marin sur la commune de Champtocé sur Loire. Depuis deux années, un barrage agricole a été creusé sur le lit de ce ruisseau, le privant non seulement d’eau six mois par an, mais d’un ensemble d’événements indispensables au maintien de la biodiversité sur ce site classé Natura 2 000. Stéphane Sourice et Philippe Cayla (Université d’Angers) expliquaient que ce type de paysage « avait un aussi grand intérêt que le cirque de Gavarny ou les canyons du Colorado » et qu’aujourd’hui « il était devenu indispensable de maintenir cette zone humide, si petite soit elle et de protéger par la même occasion un site reconnu remarquable par l’Etat pour sa richesse floristique et faunistique ». article Ouest-France Contacts : www.levaumarin.com et www.paysagesduvaldeloire.fr

Atualités
Vign_img_0538
Mauvaise nouvelle !!
La Romme, rivière dans laquelle se jette le Vau Marin, a subit le 3 avril dernier, une pollution aux hydrocarbures. Dimanche après-midi, Jean-Paul Chartier (sur la photo) avait remarqué des plaques de matériaux visqueux flottant sur l'eau et à l'odeur de fuel. Ces plaques se sont écoulées au fil de l'eau durant une bonne heure pour aller s'échouer dans la bouère voisine de Champtocé sur Loire. Le lundi soir, les odeurs de fuel preignantes été déjà perceptibles dans le bourg et c'est simplement le mardi matin que l'alerte a été donnée par l'employé de la station d'éputration. Le service de dépollution d'Angers et de Chalonnes se sont rendus sur place pour endiguer les polluants et préserver la Loire. Les zones humides (classées Natura 2000) de cette rivière réputée pour sa biodiversité sont aujourd'hui et une fois de plus souillées.  "Le plus important reste donc  à faire" explique Yves Janneteau, premier adjoint de la commune,  c'est de retrouver l'origine de cette pollution. Une pollution semblable a déjà eu lieu dans le secteur et avait menacée la Loire.  La gendarmerie sur place à relever les premiers éléments de l'enquête et les a transmis à la police de l'eau. Affaire à suivre !
Actualités
Vign_2_
Le grand nettoyage de printemps du ruisseau du vau marin (en aval du barrage) a eu lieu samedi 12 mars de 9h à 12h . Les sangsues ont remplacé écrevisses, gardons et grenouilles. L'eau était sombre et nauséabonde. Les premiers constats font état d'un envasement du ruisseau au moment où la commune l'empierrait il y a trois ans pour éviter l'érosion violente du ripisylve. Une quinzaine de personnes est intervenue sur une distance de 950 mètres pour ôter branches et résidus divers qui encombraient le lit du vau marin. L'objectif est de permettre un parcours fluide des eaux afin que le vau marin alimente le plus longtemps possible la zone humide menacée.
Qu'est-ce que le vau marin ?
Vign_vallon

Le vau marin est un ruisseau de 5,6 km qui s'étire du sud-ouest de la commune de Saint Augustin des Bois à sa confluence avec la Romme au nord-est du village de Champtocé sur Loire. La Romme se jette ensuite, quelques kilomètres plus loin, dans la Loire. Le vau marin parcourt, sur une pente assez conséquente (51m à 18m) , les creux des vallons qui le conduise jusqu'à sa confluence. Les zones humides se situent à deux kilomètres environ de sa source et dans le delta de sa confluence sur trois ou quatre hectares. Dans les années 80, le vau marin a subit un retraçage au moment du remembrement et de la construction de l'autoroute A11 . Busages et pelleteuses ont sévi pour améliorer les débits d'écoulement du ruisseau. Depuis 30 ans ce ruisseau a repris l'initiative des méandres. La faune et la flore des zones humides ont reconquis la vie et les riverains ont laissé la nature reprendre ses droits. Mais un jour de l'été 2009 l'eau du vau marin s'est arrêtée de couler ...

Un site classé et protégé
Vign_vm_pg

Du delta de sa confluence et sur un kilomètre et demi en amont, le vau marin traverse le parc du château du pin qui est un site naturel classé et inscrit par arrêté du 18 mars 1991, pour l'intêret exceptionnel et écologique du lieu (voir cartographie). Il justifie d'un suivi qualitatif sous la forme d'une autorisation préalable pour les travaux susceptibles de modifier l'état ou l'apparence du territoire protégé. Comme pour les monuments historiques, la loi sur la protection des sites prévoit deux niveaux de protection, l’inscription et le classement. La mise en oeuvre de cette législation relève de la responsabilité de l’Etat, et fait partie des missions du ministre de l’écologie. Les programmes et projets de protections sont préparés par les directions régionales de l’environnement, et soumis pour avis aux commissions départementales des sites. Les décisions de classement sont prises par décret, après consultation de la commission supérieure des sites et du Conseil d’Etat, ou plus rarement par arrêté ministériel, mais dans les deux cas après une instruction locale qui comprend une enquête administrative, la consultation des collectivités locales et de la commission départementale. Les décisions d’inscription sont prises par arrêté du ministre chargé des sites après consultation de la commission départementale des sites.

De plus, la zone naturelle d'intérêt écologique,faunistique et floristique (ZNIEF deuxième génération) de la vallée de la Romme couvre en grande partie la zone humide de la confluence du vau marin et remonte jusqu'au hameau de St Barthélémy(voir cartographie).  Cette ZNIEF correspond au recensement d’espaces naturels terrestres remarquables. La désignation de cette ZNIEFF repose surtout sur la présence d’espèces ou d’associations d’espèces à fort intérêt patrimonial.

Une partie du ruisseau du vau marin est en Zone Natura 2000.voir cartographie

Que se passe t-il ?
Vign_vau_marin_dom

Depuis l'été 2009, le vau marin ne coule plus; le cours d'eau est sec dans son ensemble de la fin du mois d'avril au mois de novembre. Deux sources alimentent deux trous d'eau anciennement creusés pour donner à boire à une vingtaine de bovins durant la période d'été. Le vau marin courrait donc chaque été comme peuvent l'expliquer les anciens et riverains du ruisseau. 
Ce que nous avons pu constater : Un barrage de plus de 1,18 hectares a été construit sur le vau marin en amont des zones déséchées du ruisseau durant l'été 2009,
puis profondément creusé l'été 2010 voir cartographie. Une station de pompage importante permettra l'arrosage l'été 2011 d'une parcelle de 35 hectares environ (environ 10% du bassin verssant). Le déversoir de ce barrage s'élève jusqu'à la hauteur de la clé de voute d'un pont très ancien (2m sol) montrant, par sa largeur et sa hauteur, qu'il ne s'agissait pas d'un fossé mais d'un important cours d'eau.
Juste en dessous, 200 mètres plus loin, un autre barrage construit depuis les années 80 capte le ruisseau sur une surface de plus de 0,58 hectare. Il est aménagé aujourd'hui en zone de chasse privée pour le gibier d'eau. 
Si l'on regarde les cartes de Cassini nous pouvons remarquer que des zones humides importantes sont indiquées dès 1780 à l'endroit du creusement du barrage voir cartographie. Des zones humides qui alimentent aujourd'hui cette retenue d'eau mais pas le ruisseau du vau marin. A quelques pas de là, de hauts remblais (15m) d'une surface de plus de 0,5 hectare arrivent aux limites autorisées du ruisseau voir cartographie. Les ruisselements sont si puissants (proximité et % de pente) que les alluvions commencent à encombrer le ruisseau. Alors, lorsque le vau marin ne coule plus, l'eau stagne et se colore parfois d'étranges couleurs ...

Aujourd'hui un mécanisme récurrent de floculation
Vign_vau_marin_pont

Dès que les pompes arrosent les maïs de l'eau de cette retenue, le vau marin n'est plus alimenté par ses sources; un phénomène de floculation se met en marche, matérialisé par des formes souples et ou dépots solides de couleur orange vif. Pendant ce temps, les sources du vau marin approvisionnent la retenue d'eau.

Qu'est ce que la floculation ?
La floculation met en oeuvre deux mécanismes :

Le premier est dit d'adsorption qui est un phénomène de surface par lequel des atomes ou des molécules (ici d'eau) se fixent sur  les surfaces solides des adsorbant avec plus ou moins d'intensité. Grâce à leur structure cristalline en feuillet, les argiles présents dans le ruisseau, sont de très bons adsordants.

Le deuxième est appelé réticulation qui est une formation de liaisons transversales transformant un polymère linéaire en polymère tridimensionnel.

Plusieurs hypothèses sont envisagées :

 1 hypothèse :  Les nouvelles particules argileuses apportées par la construction du barrage et des remblais récents sont encore en suspension dans le vau marin au moment de son asséchement. L'évaporation de l'eau du ruisseau augmente les concentrations en sel.  Ces particules s' aglomèrent et précipitent à la rencontre de cette eau stagnante à forte teneur en nitrates. Des éléments plus grossiers peuvent alors se déposer dans le fond du ruisseau.


Que peut-on faire ?
Vign_ciel

Le vau marin doit pouvoir couler tout l’été pour éviter les conséquences désastreuses remarquées lors de l’été 2010 : Eaux stagnantes dans les endroits les plus profonds, zones humides non irriguées durant plusieurs mois d’été, diversité biologique menacée, frayères perturbées, concentration dans l’eau des chimies issues des exploitations agricoles, exode de la faune aquatique et ruissellements d'orage importants provenant des pentes des remblais récents.
Les préconisations seront apportées par des scientifiques de plusieurs disciplines dès que leurs études permettront d’élaborer des pistes de travail en collaboration avec les riverains et acteurs des bassins versants.
Si la modification écologique du site a été rapide, le constat, les prélèvements, mesures et projections d’hypothèses de reconstruction de cette zone humide, vont être longs mais prouveront que le vau marin a une fonction écologique primordiale.

Le vau marin coule-t-il avant le barrage ?
Filmé le 15/3/ 2011
le vau marin coule-t-il après le barrage
Filmé le 15/03//2011
Blog
rss feed
Archive(s) :
select
BONNE NOUVELLE !!
Vign_gammare

 Ce crustacé appelé gammare, de l'ordre des amphipodes, est généralement considéré comme un bon bioindicateur de la qualité de l'eau. C'est sur le point de prélèvement n° 2, en amont du barrage que nous l'avons trouvé. Son gros abdomen porte des appendices biramés, impliqués dans la respiration, grâce à des lamelles branchiales. Donc, pour que les gammares  vivent  dans ce ruisseau il est nécessaire qu'il soit irrigué en permanence. Ce qui pourrait prouver qu'un courant continue existe même durant l'été ; il ne s'agirait donc plus d'un fossé mais bien d'un véritable cours d'eau et de sa zone humide !! Suite aux prochains prélèvements.

AGENDA

 

Deuxième semestre 2011 Une subvention de 150 000 euros sera attribuée par l'état et les agences de l'eau (Loire Bretagne) pour appuyer 12 programmes territoriaux d'action afin de "préserver le maintien et la gestion durable des zones humides, tant au regard du maintien de la ressource en eau que de la biodiversité" a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre en charge de l'écologie ...

... en savoir plus

Ramsar et les zones humides
Vidéo de sensibilisation à voir et à comprendre 
... en savoir plus


L'image choc !
Vign_vau_marin_floculage_gp

Floculation dans le ruisseau du vau marin.

Objectifs

Les six commandements de l'association

1 Préserver l'ensemble du cours d'eau.

2 Préserver l'ensemble des 460 ha des bassins versants.

3 Préserver le patrimoine floristique, faunistique et historique du site.

4 Evaluer, scientifiquement et à long terme, les impacts environnementaux des actions menées par l'association.

5 Préconiser, avec l'ensemble des acteurs du bassin, des solutions réalistes et efficaces permettant au ruisseau de s'écouler normalement et à son site d'être préservé.

6 Faciliter la communication entre les habitants du site et les collectivités locales.

Vign_brebis
La loi sur l'eau
Vign_eau_potable_robinet

La LEMA (loi sur l'eau et les milieux aquatiques) modifie le code de l’environnement Livre II. Elle comprend 102 articles et réforme plusieurs codes (environnement, collectivités territoriales, santé publique …).
Au travers de ces articles, vous trouverez les principales dispositions de la loi sur l'eau dans le coin juridique.

Les actions
Phase 1
1 Collectage de la mémoire des différentes personnes ayant connu le ruisseau du vau marin.
2 Etat des lieux du patrimoine existant (historique, floristique, faunistique).
3 Etat des lieux scientifique du site (surface des bassins versants, nature des sols, nature des sédiments transportés dans le ruisseau) .
4 Etat des lieux scientifique des zones humides du bassin, de la qualité de l'eau du vau marin de ces débits en amont et en aval.
5 Etat des lieux archéologique du site .
6 Restitution et vulgarisation de ces données vers la population par des réunions publiques ou des comptes rendus.

Phase 2
1 Animatiion écologique :            Le 12 mars 2011 de 9h à 12h au vau marin : Nettoyage du ruisseau du vau marin et de ses abords. Nomenclature des matériaux collectés.
2 Animations scolaires : (semaine des sciences).
3 Animations festives : Le pique-nique du Vau Marin . Diffusion cinématographiques en plein air de documentaires sur la gestion de l'eau.
4 Animations patrimoniales lors des journées du patrimoine : "découverte de la zone humide du vau marin " avec guides et scientifiques.
5 Conférence sur la fragilité du site : transmission des informations scientifiques à la population.
Réseau de protection du vau marin© 2011
Créer un site avec WebSelf